Sur un site parlant de la bête du gévaudan il a été question de griffes de combat. Après avoir posé la question à deux spécialistes du sujet, le mot Kung-fu est ressorti. Qu'à cela ne tienne, j'ai cherché. J'ai trouvé cette description qui pourrait correspondre.
Les gants de combat
Les gants de combats regroupent toutes les armes qui s'utilisent plus comme une extension de la main que comme une arme à proprement parlé. L'arme peut prendre différente forme : pointes, griffes, lames... Elle est toujours pourvue d'une gant, dans lequel on glisse la main. La plupart du temps, l'arme prend un certain temps à enfiler ou à retirer : elle nécessite donc souvent de se préparer à l'avance.
Bien que bénéficiant d'une bonne vitesse, ces armes sont souvent moins efficaces que les autres : leurs dégâts sont souvent moindre, et elles ne permettent pas de parer très efficacement. Aucune de ces armes ne se lance.
Les gants de combats peuvent s'utiliser par paires sans les malus habituelles du combat avec deux armes.
Caractéristiques de base
| Nom | Dispo. | Poids | Long* | Sol. | Fabrication | Seuil | Prix |
| Gant de cuir clouté | 4 - 4 | 0.3 kg | 0 m | 1 | 1 heure ; +1 | 0 | 1mo |
| Gantelet à pointe | 2 - 5 | 0.5 kg | 0 m | 7 | 2 jours ; -1 | 4 |
20 mo |
| Gantelet à griffe | 1 - 3 | 0.5 kg | 0 m | 7 | 3 jours ; -2 | 4 |
30 mo |
| Gantelet à lame | 0 - 2 | 1 kg | 30 cm | 5 | 3 jours ; -2 | 4 | 30 mo |
| Poing d'acier | 3 - 5 | 0.2 kg | 0 m | 7 | 1/2 jour ; +1 | 0 | 2 mo |
| Nekode | 0 - 2 | 0.2 kg | 0 m | 4 | 1/2 jour ; +1 | 0 | 1 mo |
| Griffes de tigre | 1 - 3 | 0.2 kg | 5 cm | 4 | 2 heures ; +1 | 0 | 2 mo |
| Griffes de combat | 0 - 1 | 1 kg | 25 cm | 5 | 1 jour ; -1 | 2 | 10 mo |
| Katar | 1 - 3 | 1 kg | 20 cm | 5 | 2 jour ; 0 | 3 | 5 mo |
De Rémy DEMOLY et Chantal WUCHER
1854, épidémie de choléra qui ravage le Midi de la France et se répand dans le pays. Hausse spectaculaire du nombre des décès : 150.000
De Alice DANIEL
Tiré du registre de :
Leyment (01) : je n'en ai pas la numérisation du document. Le texte
serait en latin dans le registre. Une traduction aurait été faite
par un sieur GIROUX de la Bresse en 1890. Une recopie plus ou moins
intégrale du texte aurait circulé dans plusieurs revues et bulletins
associatifs de Bourgogne ces vingt dernières années.
Voici ce qui me parvient :
Leyment, Ain, L'an 1709 bien que mon esprit ait horreur de s'en
souvenir et se renferme dans sa douleur j'entreprendrai de fixer sur
le papier et en peu de lignes la calamité arrivée au commencement de
l'An du Christ Notre Seigneur et Sauveur 1709. Voici ce qui se
passa. L'espoir d'une récolte abondante faisait déjà oublier
l'ingrate moisson de l'année précédente. Nul signe d'un hiver
rigoureux ne s'était montré lorsque le jour même de l'Epiphanie un
vent du Nord subit se mit à souffler de manière qu'à la nuit
tombante la terre est durcie par une forte gelée et tous sont dans
la stupéfaction. Aucune personne vivante n'avait jamais éprouvé les
rigueurs de la fureur d'un vent du Nord semblable à celui qui
sévissait le lendemain matin. Aucun homme sage et prudent n'eut osé
s'y exposer, le jour suivant, savoir le huit janvier, chose qu'on
pensait ne pouvoir pas arriver le froid avait encore augmenté. en
peu de jours le cours du Rhône, quoique très rapide, fut arrêté par
une glace très solide. et en bien des endroits une rive était unie à
l'autre. On dit que dans le même temps la mer de Bretagne et celle
du Nord furent prises et que la glace cimenta pour ainsi dire tous
les navires au ports. Comme la neige tomba en petite quantité et
tardivement il se fit que les semailles ne purent être protégées. Il
faut excepter les montagnes que la neige avait heureusement
recouvertes dés l'abord. Tout fut brûlé par ce froid pénétrant qui
dura en augmentant jusqu'au vingt deuxième jour de janvier et nous
l'avons senti sévir comme à plaisir, alors il se relâcha un peu.
Pendant ce froid les arbres se fendaient avec grand bruit et l'on
pouvait entendre beaucoup d'autres choses qu'il est triste
d'énumérer, qu'il suffise de parler de ce fait unique et inconnu aux
siècles passés (plaise à Dieu que les siècles futurs n'en entendent
plus parler) dans presque toute la France et les pays voisins. si on
excepte quelques montagnes il ne reste pas un seul épi de froment de
blondée et d'épeautre, l'avoine d'hiver échappa en petite quantité,
il n'y eut pas la centième partie de ce qu'on avait confié à la
terre. D'autres ont raconté comment des oliviers et figuiers, les
lauriers, ont péri. Dans nos pays un siècle ne suffira pas pour
réparer la perte des noyers, la vigne est totalement détruite. Cela
est visible. Les plus vieilles cornettes ne poussent rien, encore
moins les plus récents ; il faut les couper, toutefois les ceps
poussent et reverdissent un peu vers le collet près des racines.
Registre de Saint Romain sous Versigny (71) Saône et Loire.
Le 4 janvier 1709 commença une gelée qui étonnera tous les siècles
suivants. Dans la première nuit tout fut gelé jusqu'aux plus grosses
rivières sur lesquelles on marchois avec autant d'assurance que sur
la terre la plus ferme, elle dura trois semaines. Il en vint une
autre 8 à 10 jours après qui quoyque moins ruina tous les bleds sur
la fin de mars et au commencement d'apvril que commencent à écloire
les bleds, il ne se trouva pas dans les champs qui paroissoient être
tous normallement labourés. La cherté des bleds qui commença un peu
auparavant fut extreme en ce temps las le bled fut jusque à 9 et 10
livres la mesure ces pays cy furent dépeuplés et ceux qui resterent
moururent presque tous de faim. La terre fachée de ne rien produire
ramassa toutes les forces pour multiplier les semis que lonsema
partout et l'abondance fut si grande qu'elle mit fin a la cherté sur
la fin de juillet de la même année.
L'abbé COUTÉPÉE nous indique par ailleurs :
A Mont Saint Vincent : (71)
… de quatre cents communiants en 1709 la famine en enleva deux
cents, de douze métairies, six furent abandonnées.
A Bragny-en-Charollai s : (71)
.. de trois cents communiants en 1709 il n'en resta que dix neuf.
A Suin : (71)
.. en 1708 il y avait deux vent vingt-cinq communiants dont il ne
resta que qutre-vingt- quinze après la famine de 1709.
A l'Hôpital-le- Mercier :
… en 1709, soixante-neuf morts, quatre baptêmes et un mariage.. les
calamités qui suivirent la famine de 1709 firent déserter les
habitants ; à peine y en avait-il trente en 1712.
Extrait du site AMILO de Laurent Collet
Jean CHASTEL ( 1708-1790), fils de Claude(1675-1744) et de Jeanne Bergougnoux, naquit le 31 Mars 1708 au Village de Darnes paroisse de la Besseyre Saint-Mary, Haute-Loire.
Fils d’agriculteur, il épouse le 22 février 1735, Anne Charbonnier ; ils auront neuf enfants !
Jean Chastel exerça la profession de « Cabaretier » dans son village ; il était également considéré comme chasseur professionnel ( possédants de nombreux fusils), braconnier et meneur de loups (en famille). Un peu marginal, il fit même un bref séjour à la prison de Saugues !
Le 19 juin 1767, au cours d’une chasse organisée par le Marquis d’Apchier, Jean Chastel tua un loup au lieu dit « La Sogne d’Auvers » à proximité de la forêt de la Ténazeyre paroisse de Nozeyrolles. Puis, plus rien. Depuis ce jour-là, la terrible bête du Gévaudan avait cessé de sévir dans le pays !
Jean Chastel ne fût guère récompensé de son acte. Il emmena sa bête à Versailles où son odeur incommoda le roi qui la fit enterrer sur le champ sans accorder la moindre prime au chasseur.
Meneur de Loups
Extrait du site de Laurent - AMILO
La famille de Morangiés est un acteur principal de l'histoire de la bête du Gévaudan. Le comte Pierre Charles de Molette marquis de Morangiés est un noble très connu et très influent (membre des états du Gévaudan); agé de 63 ans en 1764, il organise les premières chasses.
Son fils Jean-François mène une vie dissolue et décédera tué par sa concubine.
Certains auteurs vont jusqu'à imaginer qu'il pourrait avoir été l'un des meneurs de la Bête. (cf Le pacte des loups par exemple)
Extrait d'un site
Le triomphe était complet, la bête était tuée le Roi et ses sujets satisfaits.
Monsieur Antoine que sa réputation précédait partit début novembre. Il ne se passa rien pendant quelques mois, ensuite, début décembre il y eut encore des massacres de femmes et d’enfants, cela allait durer par intermittences près de deux ans. Un chasseur du pays un dénommé Jean Chastel tua un loup le 19 juin 1767, un loup énorme, précisément au lieu-dit la Sogne d'Auvers sur les pentes du Mont Mouchet. Ce loup semblait attendre des ordres lorsqu’il attaquait, l’hypothèse d’un animal dressé fut évoquée ????? mais ce n'est qu'une hypothèse......
Car le 19 juin 1767, trois ans après la première apparition de la bête, Jean de Chastel, un paysan originaire des trois Monts, ( son fils, Antoine de Chastel était un être étrange et solitaire vivant en compagnie d'animaux sauvages dressés. D'après certains auteurs, il ne serrait pas étranger aux massacres commis par la bête et on le soupçonne même de sorcellerie), qui appartenait à la troupe d'un noble du pays, le marquis d'Apcher, participe à un battue en Saugues à la Sogne d'Auvers. Il est près de 10 heure du matin et le vieil homme se repose quelques instants sous un arbre. Brusquement, il dresse l'oreille : des craquement ont retenti dans le sous-bois, tout proche. Le bruit se précise, les feuilles s'écartent et le museau de la Bête apparaît. Curieusement, elle s'assoit et se contente d'observer le vieil homme. Calmement, Chastel épaule son fusil, il tire, l'animal s'écroule.
Extrait du site FRANCE SECRET
Nous allons nous rendre compte que les Chastel eurent un rôle capital dans l’histoire de la Bête du Gévaudan .
Au lendemain de la grande chasse du 11 février, il était arrivé quelque chose de curieux. Cela se passait à Auvers, très près de l’endroit où la bête devait être tuée.
Monsieur de la Védrine y avait une verrerie ; une de ces fameuses verreries de la Margeride.
Son valet fendait du bois, un peu à l’écart du bâtiment, lorsque, venant à lui, il aperçut la Bête.
Aux cris, Monsieur de la Védrine était sorti avec son fusil. La Bête, qui avançait à grands pas, avait semblé comprendre .Si promptement qu’elle s’était reculée à soixante pas, lorsque le gentilhomme lui avait tiré dessus.
Le coup avait dû lui casser la jambe de derrière. Maître et valet l’avaient poursuivie dans le bois. Ils avaient trouvé du sang sur la neige, mais il y avait du brouillard et la nuit tombait.
Monsieur de la Védrine avait appris ensuite que des hommes du pays, les Chastel, ayant rencontré la Bête, avaient remarqué qu’elle n’allait que sur trois jambes.
Jean Chastel, le père, celui qui tuera un jour la Bête, était né au village de Darnes, s’était marié à la Besseyre-Sainte–Marie, et il y demeurait. Il était cabaretier, cultivateur, un des principaux habitants de l’endroit.
Ses deux fils étaient gardes-forestiers dans les bois de la Teynazeyre.
Sur le cadet, Antoine , des bruits couraient. Il avait vécu chez les huguenots du Vivarais, hanté les galériens de Toulon, été pris par les pirates d’Alger qui avaient fait de lui un valet de ménagerie, chargé de nourrir et d’apprivoiser les bêtes féroces. Peut-être aussi un castrat, et, le forçant de mettre le pied sur un crucifix, un renégat.
Evadé ou racheté, il était revenu au pays. Son père n’avait pas tué le veau gras.
Lui, qui ne pouvait sans doute plus prendre femme, était allé vivre en sauvage dans les cabanes au milieu des bois, sur le mont Mouchet. Des endroits perdus de solitude, impossibles, faits pour l’écureuil et le blaireau. Antoine Chastel s’y était réfugié tel un sauvage, un vrai loup-garou avec quelques mâtins aussi farouches que des loups.
Les autorités les interrogèrent sur le rapport de Monsieur de la Védrine. Ils répondirent que ce rapport n’était pas fidèle, qu’ils n’étaient pas allés a la chasse le mercredi : il faisait trop mauvais temps et ils n’avaient pas vu la Bête.
Pendant ce temps, elle dévora un enfant à Penaveyre, un autre à la Chapelle-Laurent, et attaqua une fille à l’Estival.
On redoublait d’efforts pour la détruire avant l’été où les blés lui serviraient de protection et de retraite, alors qui oserait mener les troupeaux à la pâture ?
C’est alors que le Roi décida d’envoyer en Gévaudan le sieur Denneval meilleur louvetier du royaume.
Extrait du site TRACE DE MOI
La croyance populaire parle de loups solitaires, mais cette thèse est en réalité la moins probable de toutes, car les loups solitaires n'attaquent l'homme que très rarement et uniquement en état de famine. De plus, ils ne décapitent jamais leurs proies, or de nombreux cas de décapitation furent relevés ...
Une des rares constantes était qu'aucun homme adulte n'en avait été victime et que toutes les attaques avaient pour cible des catholiques dans une région ou les tensions étaient très fortes entre ceux-ci et les huguenots protestants, très minoritaires.
Plus de 250 ans plus tard, le mystère reste encore entier …
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