Gévaudan 1764: extrait d'un site
Au XVIIIeme siècle, la peur du loup sera très fortement relancée par la fameuse « Bête du Gévaudan » qui terrorisa la région pendant plus de trois mois et tua une centaine de personnes, « négligeant » la chair des agneaux pour celle des bergers, selon les « historiens » de l'époque. Ce choix de victimes démontre qu'on ne se trouvait pas en présence d'un animal sauvage, selon les éthologues et tous ceux qui, aujourd'hui enfin, ont étudié le loup sur le terrain. Il est par contre fort probable qu'il s'agissait d'un chien. Dans « Vie et mort de la bête du Gévaudan », R.F. Dubois dévoile les résultats de son enquête : la « Bête» était bien un animal, voire plusieurs, mais dressé(s) par l'homme à tuer . L'hypothèse se porte bien souvent sur les frères Chastel, personnages très influents auprès du Comte de Morangiès et du Marquis d'Apcher. En effet, ceux-ci étant accusés de tentatives de meurtre dans un autre dossier, les crimes attribués à la « Bête » cessaient aussitôt qu'ils étaient mis en prison.
La bête du Gévaudan n'était en fin de compte qu'un chien de guerre dressé pour servir une machination humaine. Gravure du XVIIIe
Après la révolution, la chasse n'étant plus réservée à l'aristocratie et l'augmentation des primes donnant du cœur à l'ouvrage, l'homme a déployé l'impressionnant arsenal de son génie meurtrier : arcs, flèches, arbalètes puis fusils de plus en plus performants, battues, trappes, poisons et une foule d'autres moyens rivalisant d'inventivité, d'originalité et surtout de cruauté. Rien qu'en France, en une dizaine d'années, de 1818 à 1829, plus de dix-huit mille loups ont été tués. A la fin du XIXe siècle, l'espèce avait pratiquement disparu du pays.
Certains rares loups parvinrent jusqu'au XXe siècle mais l'apparition de la strychnine, poison inodore, marqua leur fin dans la plupart de nos pays d'Europe. En France, le dernier représentant fut abattu en 1927. En Belgique, il disparaît définitivement en 1897.